Le deuxième jour au Japon, après une ballade matinale au palais impérial (fermé grrrrr!!!) - regardez la gueule des canards commes ils ont l'air méchants ! - j'ai directement emmené Jérôme vers Asakusa. Asakusa est le quartier traditionnel de Tokyo où jadis, à l'époque Edo, les samouraï allaient fricoter avec des prostitués quand ils étaient lassés de leur amitié virile (une étude démontre que les samouraï avaient un réel mépris du sexe féminin et préféraient souvent coucher avec leurs pairs).
Aujourd'hui, Asakusa est le siège du Senso-ji, le plus grand temple bouddhiste de Tokyo. C'est également le premier quartier de Tokyo que je découvris un certain été 2002 car le ryokan traditionnel dans lequel je logeais à l'époque est situé à proximité.
Le temple, très impressionnant et en même temps très kitch, est précédé d'un petit marché couvert sympa avec de nombreux pièges à touristes et surtout de la nourriture et des friandises à chaque étal. Les japonais passent leur temps à manger et parler de bouffe si bien qu'on se demande quel est leur secret pour rester aussi minces !
Après avoir tiré notre chance (voyez un des posts précédent), nous nous sommes baladés dans le quartier qui demeure assez sale et surtout très (trop) peuplé pendant le week-end.
Nous sommes donc retournés vers le métro pour aller directement sur l'embarcadère prendre une croisière sur la rivière Sumida (celle qui rejoint au niveau de la baie de Tokyo l'océan Pacifique). La Sumida n'a aucun charme, à part peut-être les nombreux ponts qui l'enjambent.
Arrivés à Odaiba, la grande île artificielle qui est devenue un lieu de business, de balade et de shopping, nous avons dégusté nos premier sushis dans un des centres commerciaux avec une belle vue sur la baie ensoleillée. Nous nous sommes ensuite balladés dans un parc (complètement vide en ce samedi) que nous essayions d'imaginer en semaine, sans doute bondé de businessmen et de salarymen (il faut savoir que nous sommes non seulement en WE, mais également en période de vacances de New Year Days au Japon).
Nous avons ensuite réglé notre droit d'entrée pour notre premier Onsen : le Oedo Onsen Monogatari. Bien que reproduisant avec kitch une ambiance censée être celle du japon à l'ère Edo (du XVIIe siècle au XIXe siècle), ce parc à thème centré sur les bains est un véritable onsen : les Tokyoïtes ont réussi à trouver et à puiser une eau de source à plus de 2,5 km sous terre ! Nous avons donc déambulé en yukata (synthétique) au travers des étals vendant du Hello Kitty (d'époque !!!) et surtout de la bouffe (toujours, partout, à tout moment! ) avant de nous déshabiller pour prendre notre premier bain. Le lavage préalable est important car les japonais ne supportent pas que quelqu'un, de leur pays ou - surtout - étranger, salisse l'eau commune. Il faut donc se laver absolument partout en étant assis sur un petit tabouret, puis se rincer abondamment pour retirer tout le savon sur le corps. On peut ensuite plonger avec délice dans une eau à 45 degrés de couleur thé et se transformer en crevette. L'Oedo comprend également un rotemburo : un onsen à l'air libre. Le contraste en hiver de l'eau bouillante et de l'air gelé est particulièrement agréable.
Dans un autre ordre d'idée, l'Oedo propose également un onsen pour les pieds : on déambule dans une eau tiède avec des petits cailloux désagréables scellés dans le sol, censés masser les pieds. Petite option payante conseillée: le docteur fish. On plonge ses pieds dans une eau tiède où des petits poissons de la famille de la carpe (Garra rufa et Cyprinion macrostomus) dévorent toutes les peaux mortes sur les pieds. Ça chatouille, ca vibre et c'est très agréable :)
Enfin, après quelques heures passées là-bas, nous sommes rentrés à l'hôtel avant de sortir faire notre premier bar-boite du coté de Shinjuku, mais ça c'est une autre histoire ;)
Le Palais Impérial:
Asakusa et le Senso-ji:
La Sumida river:


Quelques panorama en vrac : ouvrez les dans une fenêtre !




























