vendredi 2 janvier 2009

Troisième jour : De Shibuya la branchée au Zen de Meiji-jingu

(Album complet ICI)

Troisième jour à Tokyo. Dès le matin nous nous précipitons vers notre station de métro décidément bien située ! Avec juste un très très long changement nous arrivons à Shibuya. Shibuya est un quartier jeune et branché. C'est ici que la jeunesse de Tokyo va s'acheter ses fringues et écouter les derniers CD à la mode. La mode jeune est très particulière d'ailleurs ... pas mal de froufrou, des petites jupes ras-la-moule (et portées sans collant, on l'a vu dans le métro !) et un style dinde virile (avec des chaines en acier qui pendouillent du jean) pour les garçons qui dépassent rarement les 50 kilos ...

Après les quelques photos d'usages, dont celle inévitable avec Hachiko le chien, nous prenons le métro pour Omote-sando. Ici, esprit mode toujours, mais le registre change, et la population aussi ! Trentenaire ou fin de vingtaine élégante. Femme charmantes habillées avec élégance, jeunes gens beaux et raffinés. Rien à voir avec la tenue et le maquillage excessif de Shibuya définitivement plus ado !

On mange dans un resto conseillé par le lonely est véritablement délicieux. Maisen est spécialisé dans le tonkatsu : le porc en croquettes. Jérôme prend un assortiment de fritures et moi je me lache pour leur spécialité bien plus onéreuse : le cochon noir. Sa viande plus grasse est très savoureuse et le repas, arrosé avec du saké, termine de m'achever :)

Fin du programme et digestion heureuse, nous remontons omote-sando pour aboutir au Meiji-Jingu. Le Meiji-Jingu est un temple shinto batît à la mort de l'empereur Meiji. Ce dernier, divinisé de son vivant en raison de son lignage (la lignée des empereurs est d'origine divine. Bien qu'abandonnée formellement dans la constitution pacifiste d'après-guerre, de nombreux japonais continuent d'y croire) et devenu kami à sa mort en raison de son importance historique. Ce temple est donc habité par le kami de l'empereur et de son épouse et à été construit au début du XXe siècle. C'est dans ce temple d'ailleurs que nous célébrerons plus tard le nouvel an !

Les temples shinto sont définitivement plus sobres que leur équivalents bouddhistes. Pas de dorure ici mais l'accent est plus mis sur la pureté. Les nombreux Tori, les grands portails que nous passons, purifient notre esprit. Nous devons également purifier notre corps en utilisant à l'entrée du temple l'eau fournie (on se nettoie les mains et la bouche avec). Je m'essaye à une courte prière au Meiji puis nous nous dirigeons vers la boutique d'objets sacrés. J'achète une plaque votive et j'y inscrit une courte prière avant de l'accrocher à la sortie du temple. Nous nous essayons à la lecture de celles en anglais ou en allemand puis nous nous dirigeons vers la sortie pour aller chercher le repos à notre hôtel.


Shibuya:







Repas au Maisen : Tonkastu et Tempura !






Omote-sando:





Le Meiji-Jingu:





















Shimbashi près de notre hôtel et oui il fait 15 degrés à 17H :)




Quelques panoramas:


jeudi 1 janvier 2009

6 ans et demi d'écart

Voici deux photos prises au même endroit, avec le même magnifique sujet (moi :) et six ans et demi d'écart !





mercredi 31 décembre 2008

Deuxième jour : d'Asakusa à Odaiba

(Pour voir l'album complet, cliquez ICI)

Le deuxième jour au Japon, après une ballade matinale au palais impérial (fermé grrrrr!!!) - regardez la gueule des canards commes ils ont l'air méchants ! - j'ai directement emmené Jérôme vers Asakusa. Asakusa est le quartier traditionnel de Tokyo où jadis, à l'époque Edo, les samouraï allaient fricoter avec des prostitués quand ils étaient lassés de leur amitié virile (une étude démontre que les samouraï avaient un réel mépris du sexe féminin et préféraient souvent coucher avec leurs pairs).

Aujourd'hui, Asakusa est le siège du Senso-ji, le plus grand temple bouddhiste de Tokyo. C'est également le premier quartier de Tokyo que je découvris un certain été 2002 car le ryokan traditionnel dans lequel je logeais à l'époque est situé à proximité.

Le temple, très impressionnant et en même temps très kitch, est précédé d'un petit marché couvert sympa avec de nombreux pièges à touristes et surtout de la nourriture et des friandises à chaque étal. Les japonais passent leur temps à manger et parler de bouffe si bien qu'on se demande quel est leur secret pour rester aussi minces !

Après avoir tiré notre chance (voyez un des posts précédent), nous nous sommes baladés dans le quartier qui demeure assez sale et surtout très (trop) peuplé pendant le week-end.

Nous sommes donc retournés vers le métro pour aller directement sur l'embarcadère prendre une croisière sur la rivière Sumida (celle qui rejoint au niveau de la baie de Tokyo l'océan Pacifique). La Sumida n'a aucun charme, à part peut-être les nombreux ponts qui l'enjambent.

Arrivés à Odaiba, la grande île artificielle qui est devenue un lieu de business, de balade et de shopping, nous avons dégusté nos premier sushis dans un des centres commerciaux avec une belle vue sur la baie ensoleillée. Nous nous sommes ensuite balladés dans un parc (complètement vide en ce samedi) que nous essayions d'imaginer en semaine, sans doute bondé de businessmen et de salarymen (il faut savoir que nous sommes non seulement en WE, mais également en période de vacances de New Year Days au Japon).

Nous avons ensuite réglé notre droit d'entrée pour notre premier Onsen : le Oedo Onsen Monogatari. Bien que reproduisant avec kitch une ambiance censée être celle du japon à l'ère Edo (du XVIIe siècle au XIXe siècle), ce parc à thème centré sur les bains est un véritable onsen : les Tokyoïtes ont réussi à trouver et à puiser une eau de source à plus de 2,5 km sous terre ! Nous avons donc déambulé en yukata (synthétique) au travers des étals vendant du Hello Kitty (d'époque !!!) et surtout de la bouffe (toujours, partout, à tout moment! ) avant de nous déshabiller pour prendre notre premier bain. Le lavage préalable est important car les japonais ne supportent pas que quelqu'un, de leur pays ou - surtout - étranger, salisse l'eau commune. Il faut donc se laver absolument partout en étant assis sur un petit tabouret, puis se rincer abondamment pour retirer tout le savon sur le corps. On peut ensuite plonger avec délice dans une eau à 45 degrés de couleur thé et se transformer en crevette. L'Oedo comprend également un rotemburo : un onsen à l'air libre. Le contraste en hiver de l'eau bouillante et de l'air gelé est particulièrement agréable.

Dans un autre ordre d'idée, l'Oedo propose également un onsen pour les pieds : on déambule dans une eau tiède avec des petits cailloux désagréables scellés dans le sol, censés masser les pieds. Petite option payante conseillée: le docteur fish. On plonge ses pieds dans une eau tiède où des petits poissons de la famille de la carpe (Garra rufa et Cyprinion macrostomus) dévorent toutes les peaux mortes sur les pieds. Ça chatouille, ca vibre et c'est très agréable :)

Enfin, après quelques heures passées là-bas, nous sommes rentrés à l'hôtel avant de sortir faire notre premier bar-boite du coté de Shinjuku, mais ça c'est une autre histoire ;)

Le Palais Impérial:




Regardez la gueule de ce canard !




Asakusa et le Senso-ji:











Mon ryokan il y a 6 ans et demi déjà !




La Sumida river:










Des Tokyoïtes endormis dans le métro :)





Quelques panorama en vrac : ouvrez les dans une fenêtre !



J'ai des clones sur cette photo :)